Pourquoi embaucher un alternant en 2026 ?

 Pourquoi embaucher un alternant en 2026 ?

Tel était le thème du petit-déjeuner organisé par FACE Loire Atlantique le 3 mars dans les locaux de Proselis à Campbon.

 

Cette rencontre a réuni plusieurs acteurs engagés dans la formation et l’emploi afin d’échanger autour d’un sujet devenu stratégique pour les entreprises.

 Parmi les intervenants : Christophe Dupont Huin, dirigeant de l’entreprise Proselis, Thomas Druais, directeur d’agence Loire Atlantique Vendée chez INEO groupe Equans, Sarah Durand, responsable de l’école CYBER UNIVERS’IT, Dominique Dupont Huin, chargé de recrutement chez Proselis, et Neven Roche, alternant en informatique.  Leurs témoignages ont permis de mieux comprendre les enjeux, les avantages mais aussi les défis de l’alternance pour les entreprises et les apprenants.  

Un centre de formation tourné vers les métiers du numérique 

Sarah Durand a présenté CYBER UNIVERS’IT, un centre de formation spécialisé dans les métiers du numérique. L’établissement propose des formations en alternance et en formation continue, notamment pour les personnes en reconversion professionnelle.

 CYBER UNIVERS’IT a été créé notamment par Christophe Dupont Huin, dirigeant de l’entreprise Proselis, partenaire de FACE Loire Atlantique depuis 2010, année de signature de la Charte de la Diversité.

 Depuis sa création, Proselis accueille régulièrement des stagiaires et des alternants dans plusieurs services : informatique, marketing, commerce ou communication.  

L’entreprise accorde une place importante à l’accompagnement des collaborateurs. Les managers participent directement au recrutement et les tuteurs bénéficient d’une formation spécifique pour accompagner les alternants dans leur montée en compétences.

 L’objectif est simple : former les talents de demain tout en répondant aux besoins de l’entreprise.  Dans de nombreux secteurs, recruter devient de plus en plus difficile.

 

L’alternance comme premier levier de recrutement...

Pour Thomas Druais, directeur d’agence Loire Atlantique Vendée chez INEO groupe Equans, l’alternance est le premier levier de recrutement. 

 Les entreprises utilisent différents canaux pour embaucher : intérim, candidatures spontanées, plateformes d’emploi… Mais l’alternance permet de former directement les futurs collaborateurs aux métiers et aux méthodes de l’entreprise.

 

Cependant, ce dispositif demande un véritable investissement.  Former un alternant nécessite du temps, un accompagnement régulier et des tuteurs formés. Dans certains métiers techniques, plusieurs mois peuvent être nécessaires avant que le jeune devienne réellement autonome. Thomas Druais rappelle également que cet engagement représente un coût. L’an dernier, son agence comptait dix apprentis, ce qui a représenté un investissement d’environ 150 000 euros.

 

Malgré ces contraintes, le constat reste clair : l’alternance demeure l’un des meilleurs moyens de préparer les recrutements futurs, notamment dans les métiers en tension.

 

Le témoignage d’un alternant en reconversion

Neven Roche, alternant au centte CYBER UNIVERS’IT et chez Proselis depuis plus d’un an et demi, a parlé de son expérience. Après plusieurs années dans un autre secteur, il a choisi de se reconvertir dans l’informatique. Après une formation théorique et un stage, il s’est tourné vers l’alternance afin de se confronter davantage à la pratique. 

Trouver une entreprise n’a pas été simple. Recruter un alternant représente un engagement pour l’employeur, notamment en raison du coût et du rythme alterné entre école et entreprise.

 

L’alternance demande également un investissement personnel important. Les étudiants doivent gérer les exigences de la formation tout en s’intégrant dans la vie de l’entreprise.

 

Mais les bénéfices sont nombreux. L’alternance permet d’acquérir de l’expérience, de développer ses compétences et de mieux comprendre les réalités du métier.

 

 

 

 Neven souligne également l’avantage financier : les frais de formation sont pris en charge par l’entreprise et les organismes financeurs, et les alternants perçoivent un salaire.

 

Chez Proselis, il explique avoir été rapidement intégré à l’équipe.

 Dès son arrivée, il a été considéré comme un salarié à part entière, avec des responsabilités et une réelle confiance de la part de ses collègues. Une expérience qui représente pour lui une véritable passerelle vers son avenir professionnel.

 

 

 

 

Les clés pour réussir une alternance 

Pour Sarah Durand, la réussite d’une alternance repose sur plusieurs éléments essentiels. 

D’abord, il faut rappeler qu’un alternant est avant tout un apprenant. Il n’est pas immédiatement opérationnel et doit être accompagné dans son apprentissage. 

Le rôle du tuteur est donc central. Il doit être disponible, motivé et capable de transmettre ses compétences.

 Autre point important : un alternant ne doit pas remplacer un salarié. Son objectif principal reste l’apprentissage.

 Lorsqu’il est bien accompagné, l’alternant peut cependant devenir un futur collaborateur déjà formé aux méthodes et à la culture de l’entreprise.

 

Un investissement pour l’avenir 

Au-delà du recrutement, l’alternance apporte aussi un regard neuf sur l’entreprise. Les alternants arrivent avec de nouvelles idées, des méthodes récentes et une vision différente du travail. 

Elle contribue également à renforcer la marque employeur. Les entreprises engagées dans l’apprentissage sont souvent perçues comme des organisations qui soutiennent la formation des jeunes et la transmission des compétences.

 Former un alternant demande du temps, de l’organisation et de l’engagement.

 Mais pour de nombreuses entreprises, l’alternance est avant tout un investissement durable.

 Plus qu’un simple contrat, elle constitue un véritable levier stratégique pour former, intégrer et fidéliser les talents de demain.