Témoignages d'entreprises engagées

Mode d’emploi pour créer une crèche d’entreprise : témoignage d’Armor


Catherine Barreteau, chef de projet de la Structure multi accueil « Les P’tits mousses d’Armor » chez ARMOR, nous livre son témoignage.

 

Pourquoi avoir créé une crèche d’entreprise ?

«Il s’agit pour nous d’apporter une réponse adaptée aux besoins de nos salariés en termes de garde d’enfants dans un contexte singulier dans la mesure où notre entreprise est implantée dans une zone d’activités économique située sur une commune rurale de petite taille. Par ailleurs, les cycles de travail font que les horaires sont parfois atypiques. Cette crèche permet aussi de pallier aux absence des assistantes maternelles… Enfin, ce projet s’inscrit dans le cadre du renforcement de notre démarche RSE et nous permet aussi de mieux recruter et fidéliser nos jeunes salariés.» 

 

Comment avez-vous procédé ?

«Nous avons nommé un Chef de Projet et constitué un groupe de travail impliqué et dynamique.

Nous avons été accompagné par des experts de la Petite Enfance (1901 Conseil & Formation/Dinan, le Pôle Conseil de A l’Abord’âges/gestionnaire de structures Petite Enfance) pour cadrer le projet en interne et  instruire le dossier auprès des autorités compétentes : CAF, Conseil Général …

Nous avons réalisé une enquête de besoins auprès de nos salariés pour dimensionner la structure à réaliser.

Nous avons associé nos salariés, nos partenaires sociaux, les élus de la Commune et tous les acteurs concernés par le sujet dès le début du Projet.

Nous avons bénéficié du soutien de la Mairie de La Chevrolière sur toute la durée du projet : urbanisme, vente de foncier, achat de 6 places dans la structure pour les Chevrolins…

Nous avons fait le choix de construire un bâtiment de qualité en sélectionnant un constructeur de modulaires bois (Madera / La Roche sur Yon) qui a également assuré la maîtrise d’œuvre et coordonné le Chantier. Nous avons également choisi des fournisseurs d’équipements de la Région.

Nous avons communiqué sur l’avancement du Projet en interne et en externe,  nous avons animé des forums informations en interne et organisé une journée découverte de la structure pour les familles en demande.

Nous avons confié notre structure multi-accueil (« les p’tits mousses d’Armor ») en gestion à l’équipe qui nous a accompagné pendant les 2 années de montage du Projet : A l’Abord’âges (22100 Taden).» 

 

Quelles difficultés avez-vous rencontrées ?

«Nous avions initié 2 autres projets par le passé (micro-crèche et crèche inter-entreprises) qui n’avaient pas abouti.

Pour concrétiser ce 3e projet, il nous fallait impérativement définir le bon « format » de projet adapté à nos besoins, le bon dimensionnement avec  les bons conseillers et le bon organisme pour nous accompagner.»

 

Quels conseils donneriez-vous à une entreprise qui souhaite créer une crèche pour ses salariés ?

«Se faire accompagner par des experts de la Petite Enfance pour bien anticiper les différents jalons à respecter vis-à-vis des institutionnels et engager les démarches au bon moment. L’implication de la Direction, le travail en association avec les partenaires sociaux et la réalisation d’une enquête des besoins en amont sont des facteurs clé de la réalisation d’un tel projet »

« FACE permet aux entreprises de s’engager de façon concrète » - Abaka Nantes


Alice Faneau, consultante en évolution professionnelle à Abaka Nantes, explique les raisons qui l’ont poussée à adhérer à Face Atlantique.

 

Le cabinet Abaka est présent depuis 13 ans dans le grand Ouest et adhère à FACE Loire Atlantique depuis 2014. Cette PME de 20 salariés fondée et dirigée par Marie-Laure Collet, signataire de la Charte de la Diversité, comprend 3 activités principales : le recrutement, l’évolution professionnelle (évaluation, orientation, mobilité) et le conseil en Ressources Humaines.

 

Pourquoi Abaka a-t-il choisi d’adhérer ?

Notre cabinet adhérait déjà au club FACE de Rennes depuis 2012. Rejoindre FACE 44  me permet de rencontrer des professionnels qui partagent mes valeurs. J’apprécie également d’être dans le « rendre service ». Je suis de formation psychologue du travail, mon métier consiste notamment à recevoir des personnes et à les aider dans leur repositionnement professionnel en interne ou à l’externe de l’entreprise. Ces compétences peuvent être utiles pour le public accompagné par FACE 44.

 

Quel est votre engagement au sein de FACE Loire Atlantique ?

Je suis marraine de Nicole, candidate de la Senior Academy. Cette action me convient bien car, depuis 10 ans,  j’ai surtout accompagné des seniors. Avec Nicole, le parrainage se passe très bien, c’est pour moi l’occasion d’une belle rencontre. Nous faisons le point régulièrement. Nicole est pleine de ressources et nous nous apportons mutuellement. A partir du moment où il y a de la motivation, j’ai envie de donner et transmettre. Je l’ai fait profiter de mon réseau, lui ai donné des contacts professionnels. Nous avons aussi travaillé les techniques de recherche d’emploi notamment le CV, le debrief des entretiens de recrutement, l’analyse du territoire, etc. 

 

Pour la Senior Academy, j’ai également  animé un atelier de stratégie de recherche d’emploi. J’ai apprécié d’apporter connaissances et conseils dans une dynamique collective.

 

Que vous apporte cette expérience ?

Je prends plaisir à intervenir de façon bénévole pour aider des chercheurs d’emploi qui n’ont pas toujours les moyens d’avoir un accompagnement personnalisé. Cela va dans le sens de la responsabilité sociétale à laquelle Abaka est attachée.

 

J’apprécie les petits déjeuners thématiques organisés par FACE. Les intervenants sont de qualité et ces échanges avec d’autres professionnels me permettent de m’informer sur des sujets périphériques aux RH, en toute convivialité. A FACE, comme à Abaka, on trouve une grande diversité d’entreprises, de tous secteurs et de toutes tailles. FACE est un réseau dynamique et convivial qui permet aux entreprises de s’engager de façon concrète. Il s’agit là d’une action sociétale à laquelle toute entreprise devrait participer.


« Comment s’engager vers le Label Diversité quand on est une PME ? » - CNIEG


Alain FABRE est référent diversité de la Caisse Nationale de Industries Electriques et Gazières (CNIEG) de Nantes, entreprise qui a obtenu la labellisation diversité en 2013.

 

Lors du petit déjeuner du 21 mai 2015 organisé par FACE Loire Atlantique, Alain Fabre, référent diversité de la CNIEG de Nantes, nous a expliqué sa motivation pour entreprendre une telle démarche.

 

Pourquoi la CNIEG s’est-elle engagée dans une démarche de labellisation Diversité ?

C’est avant tout  une volonté politique : la CNIEG avait  affiché en effet dans son plan stratégique 2011/ 2014  l’ambition d’obtenir une reconnaissance de son investissement dans la démarche de RSE par l’obtention du label diversité; nous avons donc tout  mis en oeuvre  pour répondre à cette ambition.

 

Quelle difficultés avez-vous rencontré et combien de temps cette démarche a t-elle duré ?

La principale difficulté à laquelle se trouve confrontée une organisation dans ce type de démarche est de disposer d’une ressource pour la piloter : il est nécessaire qu’une personne soit identifiée pour la suivre et la mettre en oeuvre, ce qui a été le cas à la CNIEG. Il faut compter environ une année entre le début des travaux qui passe par un diagnostic de ses pratiques, à la fin qui est la délivrance du label par l’AFNOR.

 

Quel avantage en avez-vous retiré ?

Dès le diagnostic, nous nous sommes rendus compte qu’il existait une différence entre nos pratiques et nos engagements consignés dans des notes d’organisation et de pilotage. Nous avons ainsi modifié notre processus d’intégration des nouveaux embauchés et appris à mieux tracer les échanges que nous avions avec nos salariés. Nous avons également créée une cellule d’écoute externe discriminations afin de recenser les éventuelles plaintes de nos salariés, anciens salariés ou candidats à l’embauche s’estimant victimes de discriminations.

Par ailleurs, en obtenant le label diversité, nous avons été la première caisse de retraite à être ainsi reconnue pour son engagement en faveur de la diversité, c’est un plus pour notre image.

 

Quel conseil donneriez-vous à une PME qui souhaite s’engager vers le Label Diversité ?

D’abord que la démarche soit portée par le dirigeant sans quoi rien ne se passera. Ensuite prendre conscience que cette démarche nécessite un investissement en temps. Enfin, ne pas oublier d’associer à la démarche les partenaires sociaux  qui représentent un rouage essentiel, gage de succès.

Ils ont témoigné à l’occasion du Tour de France de la Charte de la Diversité


A l’occasion du Tour de France de la Charte de la Diversité organisé par IMS le 3 déc 2013, l’entreprise Synergie, membre de FACE Loire Atlantique, a été primée dans la catégorie « management Intergénérationnel ». Ce prix récompense son engagement en faveur de l’emploi des seniors et de l’insertion des jeunes des quartiers prioritaires. 

 

« L’emploi des seniors est un sujet dont tout le monde parle et qui nous concerne tous.  il renvoie à une profonde injustice sociale ; il est donc primordial de traiter le sujet de manière spécifique » Alexandra Rieu (à droite de la photo), responsable mission seniors France à Synergie.

 

« La première promotion Senior Academy de FACE Loire Atlantique, a permis à 9 personnes sur 13 de retrouver un emploi ou une formation de plus de 6 mois explique Jean Michel Maillet, Président de FACE Loire Atlantique (au centre de la photo). Ainsi, nous avons accompagné Didier, 50 ans dans son projet de reconversion professionnelle. Après 20 ans d’expérience en logistique, il souhaitait travailler auprès de personnes âgées. Nous l’avons accompagné et soutenu dans son projet ».« J’ai toujours voulu le faire, mais je n’ai jamais osé me lancer » nous disait Didier.

 

Anne le Teo, RRH de Sodexo, membre de FACE 44, a rappelé que pour les 6 parrains marraines de l’entreprise, l’engagement dans la Senior Academy a été  source d’enrichissement.


« Révélateur de talents cachés »


Ils ont parrainé une promotion IULE :

 

 

 

Louis Savary, Dir. délégué à GDF SUEZ

 

«IULE est un beau projet fait conjointement avec le Conseil Régional des Pays de la Loire. On voit bien que ces jeunes qui viennent de quartiers difficiles n’ont pas la connaissance de l’entreprise mais qu’ils ont de très belles compétences professionnelles qu’ils ne savent pas faire connaître. IULE va être le révélateur de tous leurs talents cachés.»

 

 

Régis Guyony, resp. diversité à la Banque Populaire Atlantique

 

«Travailler sur une présentation innovante de ses compétences voire de sa personnalité, c’est intéressant. Dans IULE, on voit des personnes qui osent des choses un peu différentes et qui nous donnent envie de les rencontrer. IULE est un outil complémentaire qui va s’associer à la recherche d’emploi traditionnelle.»

 

 

Eric Boutevillain, chargé de recrutement pour le groupe AXA

 

«Chez AXA, on a mis en place le CV anonyme depuis 6 ans qui doit répondre à un objectif : juger la candidature sur la base des seules compétences. IULE est une initiative qui va un peu à l’encontre de cette démarche et justement, cette originalité m’a semblé intéressante pour tester et vérifier si une candidature traitée de façon anonyme ou de façon audiovisuelle donne autant de chances à la personne.»



► Ils ont dit ◄   Retour sur la matinale enjeux diversité


140 personnes ont participé le 25 nov 2011  à la matinale organisée par le club d’entreprises FACE Loire Atlantique consacrée à la Responsabilité Sociale des Entreprises dans le cadre du Réseau Egalité Diversité en Pays de la Loire.

 

Cet événement a été ponctué par les témoignages de plusieurs responsables d’entreprise –DRH, responsables d’entreprise et de collectivité, associations, réseaux économiques, fédérations professionnelles – engagés dans une démarche diversité. Morceaux choisis :

 

Régis Guyony, Responsable du Développement de la RSE à la Banque Populaire Atlantique, a mis en avant sa politique RH en faveur des travailleurs handicapés dont le taux est passé de 1,8 à 4,37 depuis 2005 : « Nous constatons un meilleur climat social dans l’entreprise et un changement de regard des collaborateurs. Le personnel en situation de handicap se déclare davantage aujourd’hui ; ce qui nous permet de travailler sur l’adaptation au poste de travail et l’organisation de travail. »

 

Christian Braconnier, DRH de la Caisse Nationale des Industries Electriques et Gazières (CNIEG) : « Des scénettes ont été construites en commun par les professionnels et les chercheurs d’emploi autour de thèmes tels que : Comment intégrer une personne Handicapée dans une équipe de travail ? Comment réussir un entretien d’embauche quand je suis d’origine étrangère ? Cet échange a permis à nos encadrants d’être sensibilisés à la diversité et de réfléchir à des propositions d’actions. Suite à cet échange, un candidat a été repéré et recruté en contrat de professionnalisation par notre entreprise».

 

Antony BROHON, DRH de Decathlon, a évoqué la politique menée en faveur du recrutement et du maintien dans l’emploi des séniors : « Decathlon s’est engagé à recruter 120 collaborateurs séniors dont 80 % en magasin. Un collaborateur de 67 ans a été récemment embauché. L’entreprise compte aujourd’hui 16 000 collaborateurs dont 1 300 de plus de 45 ans. L’accord sénior concerne le recrutement, l’anticipation de l’évolution carrière, l’amélioration des conditions de travail et de la pénibilité, le développement des compétences et de la qualification et l’aménagement de fin de carrière/anticipation retraite ».

« Ce qu’ils réalisent n’est pas ordinaire »

Au cours de cette matinale, Philippe Morazin, RRH d'Axima Seitha (filiale du groupe SUEZ) a parlé de sa démarche d'obtention du Label Diversité. La structure est accompagnée par FACE Loire Atlantique.

 

« Le label diversité peut nous permettre de formaliser et d’officialiser les actions déjà menées en matière de diversité dans l’entreprise.  Il s’agit de faire prendre conscience aux collaborateurs de ce qui existe et valoriser ceux ou celles qui y participent et de donner envie aux autres de s’intégrer dans cette démarche. On souhaite graver dans le marbre ce que l’on sait faire aujourd’hui et nous inscrire dans une démarche d’amélioration continue de nos actions en faveur de la diversité. »

 

Jean-Pierre Thibaut, DG de Ressources Mutuelles Assistance qui a obtenu le Label Egalité professionnelle entre les femmes et les hommes : « Ce label a été une démarche logique, il nous a permis de formaliser ce que l’entreprise faisait déjà et d’amener les salariés à prendre conscience que ce qu’ils réalisent au quotidien n’est pas ordinaire ».

« Nous avons des clichés sur les banlieues »

Willy Goulevant, RRH de l’entreprise Armor Group, marraine de la 13ème promotion de la Job Academy de Nantes qui a démarré le 11 octobre dernier – une action d’aide à l’emploi initiée par la Fondation FACE et qui permet à des candidats diplômés et habitant les quartiers prioritaires de trouver un emploi – notamment grâce à l’aide de parrains, salariés volontaires de l’entreprise marraine : «Nous avons été surpris du niveau d’études de ces personnes qui va du CAP au doctorat, elles ont fait des efforts pour avoir ces qualifications. Nous avons quelquefois des clichés sur les banlieues. En interne, chez Armor, nous avons mis 24 h pour trouver 16 parrains. Le but c’est que chaque parrain apporte de la confiance au jobber, qu’il le conseille, qu’il n’hésite pas à faire jouer son réseau ».

 

Yves Sauvestre, PDG d’Hebel Le Traiteur dont l’entreprise est labellisé Lucie depuis 3 semaines et aussi AFNOR 26 000, s’est exprimé sur la promotion de l’apprentissage dans son entreprise.

« Même si nous sommes dans un contexte difficile, nous favorisons l’apprentissage. Le bon ratio selon moi, c’est 1 pour 5 (pour 5 personnes, on a 1 apprenti) ; Aujourd’hui, on a 7 jeunes en alternance sur 36 personnes. L’apprentissage apporte beaucoup de fraicheur et un regard différent ».

 

Michel Plassart, Directeur Général d’ADC Propreté et adhérent de la FEP Ouest, a parlé de l’application de la « Charte pour le développement des prestations en journée » dont l’un des objectifs est de renforcer l’attractivité des métiers de la Propreté : « Entreprise d’insertion spécialisée dans l’entretien de locaux, ADC compte 230 collaborateurs et pas moins de 24 nationalités différentes dans l’entreprise. La diversité, c’est une volonté nécessaire et éthique mais ce n’est pas toujours simple au quotidien. La « Charte pour le développement des prestations en journée » a rendu possible une prestation de propreté en présence des usagers. Nous avons fait sortir de l’ombre des gens qu’on ne voyait jamais : la valeur de leur travail a augmenté car avant, celui-ci n’était pas visible. Cette nouvelle organisation permet de tendre vers le temps plein avec des horaires compatibles avec une vie familiale. Déjà plus de 500 salariés sont impactés par ces changements d’horaire depuis juin 011. 550 sites sont concernés. »

 

Emmanuel Saulou dirigeant de Restoria, entreprise de restauration collective a mis en place une commission de diversité interne pour promouvoir les actions de Responsabilité Sociale :

 « Une centaine de salariés en situation potentielle de recrutement ont été formés. Une commission diversité regroupant des collaborateurs volontaires de l’entreprise a été créée. Tout salarié qui se sent victime de harcèlement ou discrimination peut la saisir pour qu’elle joue son rôle de médiation. ».